Publié le 12/02/2025 à 05:56
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Un coup de filet à Nancy et sa région a permis de saisir 57 kilos d'héroïne et de démanteler deux laboratoires de coupe et de conditionnement, tandis que 14 personnes ont été interpellées, a annoncé lundi le procureur de la République.
L'opération a été menée le 3 février par une centaine de fonctionnaires accompagnés de chiens, dont le Raid de Nancy et l'Unité d'investigation nationale (UIN) basée à Nanterre, a précisé lors d'une conférence de presse le procureur de la République de Nancy, François Capin-Dulhoste, évoquant une procédure «hors normes».
Ces renforts étaient justifiés car certains individus avaient été jugés dangereux. L'un d'eux a été interpellé avec un revolver chargé sur sa table de nuit. Onze hommes et deux femmes âgés de 18 à 33 ans ont été déférés devant le juge d'instruction et placés pour sept d'entre eux en détention provisoire et cinq autres sous contrôle judiciaire. Une treizième personne est actuellement incarcérée avant sa présentation, mardi, devant le juge des libertés et de la détention. La dernière personne interpellée a été mise hors de cause et relâchée.
Domiciliés pour la plupart dans les environs de Nancy, sept des suspects avaient déjà été condamnés pour des affaires de stupéfiants. Une seule personne manquerait à l'appel, à l'issue de l'enquête judiciaire démarrée en mai dernier, d'après le parquet. Près de 90.000 euros en espèces ont été saisis, ainsi que des montres de luxe et des armes, dont une classée arme de guerre.
Les opérations de police se poursuivent. «Un point de deal fructueux» a aussitôt fait l'objet de tentatives de «réimplantation», a expliqué Frédéric Laissy, directeur interdépartemental de la police nationale de Meurthe-et-Moselle. «Il fallait taper dans la fourmilière d'un quartier qui était en souffrance», a-t-il expliqué, évoquant le plateau de Haye dans la commune de Laxou, en banlieue de Nancy.
Le procureur a rappelé qu'une opération de cette ampleur déstabilise le marché de la drogue. Les contrôles de police se poursuivent pour «éviter les répliques», a-t-il dit. Ce qui interpelle, c'est l'organisation de ce réseau dont les ramifications se prolongeraient dans les départements voisins, «avec des répartitions des rôles très structurées, du livreur au standardiste», mais aussi des ventes au détail et en semi-gros à des consommateurs-vendeurs, selon le procureur.
(AFP)